Histoire de Saint-Cyprien

Histoire de Saint-Cyprien

Repères historiques :

Saint-Cyprien, commune multi-séculaire.

Il est fait mention de la commune dès le Xème siècle. 
En 971, le roi de Bourgogne octroie une charte à l’abbé du monastère de l’Ile Barbe et confirme la propriété de plusieurs églises dont celle de « sanctus cyprianus ». En ce temps-là, le village s’étendait des deux côtés de la Loire.

C’est en l’an II de la République que Saint-Cyprien devient « commune de SaintCyprien ». En l’an VII, la commune fait partie du département de la Loire et du canton de Sury-le-Comtal.

Au XIIème siècle, l’Ordre des Templiers y construit une commanderie, actuellement ferme Bruyas et une léproserie au lieu-dit Verneuil. Encore aujourd’hui, la légende murmure qu’un souterrain rejoindrait les deux sites, distants de quelques centaines de mètres à vol d’oiseau.

En 1388 les troupes anglo-saxonnes font le siège de St Rambert, pillent la région, Saint-Cyprien n’échappe pas à ses exactions.

Au XVIIIème siècle et au-delà du XIXème siècle, la commune s’appelait Saint-Cyprien-Andrézieux. Andrézieux restant même un quartier de Saint-Cyprien jusqu’en 1792. 

Un plan cadastral existant en mairie et établi le 19 juin 1811 englobait les territoires des deux communes.

Sur le plan religieux, la paroisse réunissait les deux localités. L’église et le cimetière se trouvaient près du carrefour de la Croix du Tabot. Il n’en reste aucun vestige à part la croix du clocher qui est placée à Verneuil. L’église actuelle, de style gothique, a été construite vers 1875.

A l’époque les habitants sont, pour la plupart, des paysans. Leur vie est dure, ils affrontent des sécheresses, des inondations et des hivers très rigoureux qui amènent des famines, comme en 1694 et en 1709, où l’on cuit l’herbe des prés et où le pain est fait de fougères, d’écorces d’arbres, de suif, mélangés à la farine.

En 1788, l’hiver est si rigoureux que la Loire est gelée, la glace est épaisse de 17 pouces (40 cm).

Andrézieux restera un quartier de Saint-Cyprien jusqu’en 1792, date à laquelle le hameau d’Andrézieux est érigé en commune.

 

Au XIXème siècle

Avant la construction de la nouvelle route reliant Andrézieux à Saint-Cyprien, en 1818 (RD 498) et du pont sur la Loire, les diligences et autres chariots traversaient la Loire par un bac.

L’église et le cimetière se trouvaient, à l’origine, près du carrefour de la Croix du Tabot. Il n’en reste aucun vestige.

La construction de l’église actuelle commence en 1875, elle durera quelques années. C’est un bâtiment de style gothique tout en pierres. Elle est placée sous le vocable de Saint-Cyprien, né en 210, évêque de Carthage, martyr, décapité par ordre de l’empereur Valérien en 258 à Curubis.

En 1880, la construction du canal du Forez permet l’irrigation du village afin de limiter les effets des sécheresses. La plupart des terrains agricoles sont dits « séchants » et nécessitent cette irrigation pour avoir un rendement minimal.

En 1881, il y a 429 habitants au village et 80 enfants à l’école.

 

Au XXème siècle

Dès le début du XXème siècle, la culture maraîchère se développe, certaines fermières vont jusqu’au marché de Saint-Etienne pour livrer leurs marchandises. Quelques années plus tard, un voiturier transporte par la route les légumes jusqu’au marché. Ensuite, ce sont des camions qui rejoignent Saint-Etienne, puis un autobus Berliet avec des banquettes en bois.

Le curé de la paroisse, l’abbé Bufferne, pasteur des âmes, décédé en 1965, officiait aussi pour les corps car il était un infirmier de grand talent. Il était très apprécié de la population, une rue du village porte son nom afin que sa mémoire perdure.

En 1926, l’électricité est installée à Saint-Cyprien.

Après la guerre, en 1946, le repeuplement s’amorce, 496 habitants sont recensés.

A la fin des années 1960 et pendant les années 1970, la commune se développe et accueille une zone d’activité artisanale et industrielle et divers équipements publics. La population augmente toujours, il y a 1362 habitants en 1976.

 

Etymologie des noms des hameaux 

 La Genette, autrefois « Les Genestes », lieu où poussent les genets.

 Le Verneuil, autrefois « Vernoul » signifie les vernes.

 Les Bruyasses, autrefois « Les Bruyas », champ de mauvaise bruyère.

 La Becque signifie confluent, peut-être celui de la Loire et du Bonson quand la Loire passait au pied  du village.

 Lurieu, nom d’origine romaine, prénom romain.

 

Blason de Saint-Cyprien 

Blason Saint-Cyprien_(Loire)
D’argent à la croix pattée alésée de gueules, cantonnée aux 1er et 4e d’une tête de cheval de tenné, aux 2e et 3e de trois raves de pourpre feuillées de sinople, à l’écusson d’azur chargé de saint Cyprien crossé d’argent mouvant de la pointe, brochant en abîme.